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mardi 13 novembre 2007

Alors ? Bientôt les Caraïbes ?



(E) : "Honte sur moi : oui, elles ont pris un coup de flash..."


En route pour la grotte

Pas dangereux, pas dangereux...


Gros câlin



Les zopilotes ( vautours )





Couleur souffre


Les émanations changent la couleur du ciel, d'après notre "guide" elles ne sont pas dangereuses (on avoue quelques doutes).
Un surveillant (?) nous explique qu'il nous laisse passer par là mais que c'est interdit (sauf que le chemin que nous devions prendre était en contrebas et laissait le cratère hors de vue) - puis il sympathise carrément et nous raconte son boulot.

On rêve de faire pareil


et les zopilotes qui glissent sur l'air dessinent d'autres espaces, juste au-dessus du cratère.
avec une végétation qui s'accroche,
... de l'autre l'intérieur du cratère,
D'un coté la plaine,
... mais un peu plus loin, le même décor se déchiquette et laisse imaginer le passage de la lave.
Les versants sont réguliers, assez desséchés...
Depuis sa découverte par les conquistadors espagnols le Masaya est resté relativement calme. Pour la petite histoire : ils ont tenté à plusieurs reprises de descendre dans le cratère qui contenait un lac de lave, pensant qu’il s’agissait d’or en fusion.

635 m

L'activité de Masaya, coulées et fontaines de lave, lac de lave de 1965 à 1979, puis en 1989 et en 2000... est apaisée aujourd'hui : heureusement ! D’autant plus qu’il lui arrivait aussi de produire des événements explosifs très intenses.

Nous marchons, parfois ils nous précèdent, ou nous les croisons. Ils sont en voiture, à pieds, à vélo, en moto. Jamais plus d'un visible à la fois.


L'ascension commence. C'est une route goudronnée, il fait chaud, le personnel du parc nous escorte, l'un relayant l'autre.

Pub...

Après le sable, la brousse... la boue, elles font maintenant leurs preuves autour du cratère.

Le parc du volcan Masaya




Au bord du lac

Nous y amenons le repas typique acheté au marché (porc en sauce, yucca et salade dans une feuille de bananier).
Souvenirs laissés par les moustiques de l'île d'Ometepe.
Moins présents, mais ils accrochent quand même le regard...

Le baseball a beaucoup d'adeptes




Le jeu de piste continue... mais dans le quartier personne ne connaît cette dame propriétaire d'un piano !

Sur les fils électriques, de drôles de plantes
Non, juste le rire des enfants qui s'éclatent à regarder leurs photos.
Tout en découvrant la ville, nous suivons les indications de la mama (avec peine, l'histoire des cuadras c'est pas si facile...) il y aurait un piano dans cette école : ?







(E) : "pas de commentaires..."



Culture DVD






















La escuela

video



La directrice de cette école nous a gentiment proposé d'assister aux cours et de visiter la cour intérieure.


C : "Une pensée à tous mes élèves...
J'essaie de ne pas perdre la main. Je n'ai pas pu m'empêcher d'apprendre Au clair de la lune à la petite de la photo ! C'est la première fois que je pose mes doigts sur un clavier depuis le début du voyage... mais la pédale ne fonctionne pas. Un peu déçue, je me lance à la recherche d'un autre piano, chez une dame dont on m'a donné le nom et l'adresse."

Le centre culturel de Granada


Un billet pour le paradis ?

Délivrable uniquement sur ordonnance, nous sommes dans une pharmacie !










... on aime de plus en plus ce "port dans les terres". Les gens sont très fiers de la beauté de leur ville. Ils disent à chaque occasion : a todos los turistos les gusta Granada. C'est vrai, on est bien ici !
Le jour baisse, d'autres lumières viennent changer l'espace...
Devant cette salle de jeu, attablés sous un arbre, deux ou trois amigos disent leur révolte contre le régime. Ce qu'ils racontent ne se ressent pas de "l'extérieur". Menace, corruption : plus que de l''inquiétude, presque du défaitisme pour leur avenir. Ils se livrent, expliquent que ça fait 50 ans que ça dure - et d'un coup ils prennent peur. Pourquoi ? Si quelqu'un écoutait, il pourrait les dénoncer. Ce serait la prison.

Le drapeau

Cet endroit que l'on devine à peine de la rue et qui, passé l'arche, s'ouvre sur une place, sa fontaine, quelques restos, des boutiques diverses, a été le lieu de confidences surprenantes.

La mama de Granada

Titre honorifique pour la gentillesse et l'humour, pour la conviction et l'interêt avec lesquels elle a cherché à expliquer ce qu'était la philosophie. Y tambien, una buena comida !
Una esquina, une intersection, l'uns des répéres que chacun utilise en Amérique centrale avec la cuadra, le paté de maison. Granada nous en met plein les yeux, nous passons l'arche...


Salida del mercado

video

son & image





On se regarde : c'est vraiment immense, des rues à ciel ouvert, des ruelles étroites, sombres et surpeuplées qui donnent sur d'imposantes salles ; de tout, des couleurs des odeurs des choses des gens. Une atmosphère presque calme dans le fourmillement général.



Après Ometepe la sauvage, quelques achats en ville. Le marché est vraiment un lieu idéal de shopping. De tout pas cher et toujours : plein de sourires !

Le marché



video
Un habitant de l'hôtel, le chat le mieux nourri que l'on ait vu jusqu'à maintenant !
... des bibliothèques qui fonctionnent sur l'échange de livres.
Comme souvent, plein d'infos sur des associations qui cherchent des volontaires, des propositions de travail...



Aaron & Rebecca, une partie de la petite bande rencontrée sur l'île d'Ometepe que l'on retrouve par hasard dans le même hôtel (ça arrive souvent !).
L'hôtel est organisé autour d'un jardin intérieur, on fait le tour en passant des connexions internet aux hamacs, des DVDs au bar, de la bibliothèque aux chambres ou à la réception.

Parfois, ça fait vraiment plaisir de voir sécher du linge... on s'en lasse pas !

Une chambre au premier, un poste d'observation pratique sur l'une des cours intérieures.

On pose les sacs ?







Promenade en images

Le parc central

27 octobre / Granada

Les calèches sont toutes réunies sur la place centrale et ajoutent un cachet à la ville. C'est bien agréable pour arriver à l'hôtel sans avoir à porter les sacs à dos ! Tout le monde les utilise, touristes ou locaux.
Granada est un port dans les terres. Henry Morgan, le fameux pirate anglais aurait laissé des centaines de trésors camouflés dans quelques endroits inconnus. La ville commerce avec la Colombie, le Guatemala, le Pérou, les Antilles. La ville fut plusieurs fois détruite puis reconstruite. C'est la plus vieille cité du continent à exister encore sur son site d'origine. Elle a eu 480 ans en 2004. Elle connut l'éclairage public en 1824, le télégraphe en 1875, le téléphone en 1879, l'eau potable en 1880, le chemin de fer en 1886. Elle est déclarée patrimoine historique et culturel du Nicaragua.
* Infos tirées de notre fameux guide.

Et sur Granada

Le Nicaragua proclame son indépendance en 1821, mais l'émiettement de la structure coloniale aura des effets désastreux sur le pays profondément divisé entre deux clans politiques : les libéraux (León) et les conservateurs (Granada). A cette époque les deux villes se proclament capitales du territoire bientôt suivies par Managua ! Ce qui fait 3 capitales... La situation intérieure s'envenime, c'est un véritable ballet de présidents et de gouvernements.

Un peu d'histoire sur le Nicaragua*

Vingt ans après le passage de Christophe Colomb (1502) les Espagnols n'osent toujours pas s'enfoncer dans la jungle de la côte atlantique. Toutes leurs tentatives sont tenues en échec par des indigènes qui n'apprécient pas vraiment ces visages pâles en quête de ressources à piller. A cette époque le territoire correspondant au Nicaragua comptait environ 1million d'habitants ; 70 ans plus tard, on en dénombrait plus que 10 000, décimés par l'esclavage, les maladies (variole, rougeole, grippe) et les mauvais traitements infligés par les Espagnols. Aujourd'hui les peuples autochtones peinent encore à faire reconnaître leurs droits sur des terres qui étaient les leurs et que l'histoire leur a dérobées.

mercredi 31 octobre 2007

Petit clin d'oeil des voyages, la forme de l'île correspond à celle de Tahiti (formées toutes les deux par deux volcans).

Cette semaine dans la nature, au rythme des habitants de l'île était reposante et dépaysante. Il faut quand même avouer qu'on a maintenant hâte de retrouver une ville, ses gens, les magasins, « l'animation ».

Une balade de 4h, seuls avec nos "caballos"

(E) : "Au pas, au trot, au petit galop, Clémentine ne pensait pas en faire autant : au final, j'ai eu du mal à suivre".




Des poules, des oies, des canards, des chevaux, des vaches et beaucoup beaucoup de cochons !... Sur Ometepe seuls les chiens sont maigres (ils ne se mangent pas et ne transportent rien...).

Les activités à Zopilote






La cocina


Les douches


Un petit mot d'explication dans les toilettes écologiques. Un autre expliquait aussi l interet de l engrais organique.

El baño

(Les toilettes) Voir notice plus haut.

Un petit resto tres typique de l ile. On mange au milieu des cochons, des poules et des canards. Et dans celui ci en particulier la patience est une qualite obligatoire !

Arbre sauvage : attention à la communion avec la nature...



En dépliant la carte sur la table, et en voyant le trajet effectué en comparaison de la distance à parcourir, on se rend compte qu'on a vraiment pas beaucoup avancé ! On a du mal à rester moins d'une semaine aux endroits où on se pose. San Jose, Quepos, Cabuya (Costa Rica) / San Juan del Sur, île d'Ometepe (Nicaragua). 5 étapes, 5 semaines.


Eric se laisse aller...

(C) : "...mais c'est la première fois depuis le début du voyage qu'il ne se rase pas. Pour cette fois ca va ! Après tout on est dans la brousse... et puis vous verriez l'état de mes cheveux !"



Les dessins de Celina

Elle nous montre son carnet de voyage, dessins & couleurs. Avec son "novio" Pablo, ils travaillent à la réception de Zopilote depuis 5 mois. Ils font de superbes bijoux en bois, argent martelé, pierres et graines.


Le mirador : fait maison !




Encore ?




El Pajarillo

(C) : "Un recueil de chansons d'Amerique latine prêté par Celina dont vous pouvez voir les dessins plus haut. En prenant les 100 pages du bouquin on s'est pris pour des espions, l'un faisant les photos, l'autre tournant les pages..."





El ojo del Agua

(L'oeil de l'eau) Un des plus beaux endroits de l'île.

Chilamate

(E) : "Un arbre presque impossible à prendre en photo : elles sont toujours floues, comme s'il bougeait. Voici la seule "survivante" sur plus de 15 épreuves."

Peu de commentaires sur cette série de photos

On a la flemme, trop de choses à raconter et puis nous espérons que les images parlerons à notre place. En vrac quand même : ici tout le monde utilise l'espagnol. Le temps ne passe plus pareil, tout est lent, doux (demandez un café, il vous sera servi 20mn à une demi-heure plus tard, un repas = ¾ d'heure). Touristes ou locaux, on se parle, se questionne, on organise des activités communes.

Moustiquaire INDISPENSABLE


Hamacs intégrés




Notre petite maison pour une semaine


Papayes à consommer sans modération


La propriété est immense, pleine de recoins, de plantes, de fleurs et d'innombrables papillons.

Après 3 semaines de pluie, enfin le retour du BEAU


La finca ecologica "El Zopilote"

Une ferme qui fonctionne sur le principe des « voluntarios », (on travaille, on paye moins cher le logement) et sur celui de la permaculture (les activités humaines ne doivent pas déséquilibrer le milieu) : fabrication de produits bio, recyclage, artisanat...

20 octobre / Ile d'Ometepe


432 389 indicatif du Nicaragua avant !


Avant chaque départ, les bus - qui ont déjà fait leur temps aux Etats-Unis - sont révisés, parfois même en plein trajet. Nous prenons la route pour l'île d'Ometepe, au milieu du Lac Nicaragua.







« N'oubliez pas qu'ici le salaire mensuel c'est 100$. Ceux qui ont de l'argent forment des alliances à la fois amicales et financières. On s'invite à tour de rôle, manger, voir un film. Quand l'un de nous prend l'avion il part avec une liste d'achats. »
Les énormes 4x4 cohabitent avec la pauvreté. Les grandes maisons ( facilement 350 m2) dominent la ville des collines : Christian, un avocat français qui habite San Juan depuis 5 ans nous raconte...

Comme au Costa Rica, les écoliers portent l'uniforme, les cours se terminent à 11h30, et l'éducation est une valeur importante pour les parents et les enfants.



Emma

(E) : « J'appelle en France : ça y est ! Mathieu & Aricia ont une petite soeur. Ils ont plein d'émotions à raconter ! »

video

Emma est née le 10/10/07 a 00.05 elle pèse 3kg et mesure 50cm, elle est venue au monde dans l'eau et tout s'est bien passé : au suivant... enfin, à la suivante !





Les petits restos comme on les aime


(C) : « Ici on entend plus de musique, des rythmes latinos : bachata, reggae, merengue, salsa... Je cherche le centre culturel, rencontre un professeur de danse et un chanteur, Johnny, qui m'apprendra une chanson du Nicaragua le lendemain ! »

Chez Nina

La pension de Nina est tranquille et conviviale, elle fera 4 machines, viendra à bout de notre linge sale et réussira malgré l' humidité à nous les rendre 3 jours plus tard !


On adore les Nicas ! Humour, douceur, curiosité. On se sent bienvenus chez eux. Ca nous va bien !


Le marché est le poumon social de San Juan. Tout le monde y vient, parfois pour un café et se retrouver, ou pour acheter légumes, viandes, poissons... Les prix (désolés de l'éternel commentaire là-dessus), sont vraiment bas pour nous. 1€ le petit déjeuner avec café, et assiette de fruits, yaourt et céréales.

El mercado

Les bars sur pilotis bordent la plage, les bateaux attendent le retour du beau : comme les surfeurs.

13 octobre / San Juan del Sur

La pluie, impertubable, tombe, mais l'ambiance a changé, tout le monde nous dit « Hola » et ponctue les questions de « tranquilo ». San Juan del Sur est une ville de mer.

mardi 30 octobre 2007

Le Nicaragua

Assez méfiants nous présenterons 4 ou 5 fois les passeports (sas successifs) et comme prévu (toujours Michelle...) nous sommes accueillis par un vent soutenu.

De San Jose à Mexico

Michelle nous avait prévenus de faire attention en passant la frontière vers le Nicaragua. Certains taxis proposent leurs services 4 fois plus chers, c'est aussi l'endroit où le touriste est le plus sollicité par les vendeurs « de tout », enfin, c'est un lieu privilégié par escrocs et bandits qui y trouvent leurs futures proies.